Bienvenue ! Bienvenue sur le site de Laouach, dédié au conflit de qualification et ses développements, et au premier d'entre eux, le concept de martyr, décrit dans l'ouvrage fondateur: LE SYNDROME D’HAMLET.
L'auteur est certes inconnu, c'est qu'il a été occupé ailleurs longtemps mais il se présente sans ambition ni académique ni éditoriale, donc sans malice : N’écoutez que votre curiosité, visitez! Dans la bibliothèque, vous pourrez télécharger les ouvrages proposés, ou quelques extraits, pour les prudents ( il s'en sauve toujours quelques uns!). La Mémoire du Site archive l'historique de notre cheminement, les billets d'actualité du moment que vous pouvez lire ci-dessous, sans cesse remplacés, c'est la loi.
L'ACTUALITE DU SITE: Le point de Juin 2008, avec notre compas personnel Après « Concept de persécution et chemin de vérité», s’annonce l’étape suivante dans le parcours général du Syndrome d’Hamlet, décrire un « tenu pour réel » dont l’existence nous est apparue comme nécessaire dans le rapport suivant : il existe un « tenu pour vrai » conversionnel correspondant au « vrai » rationnel, il existe une correspondance du « vrai » au « réel » dans le rationnel, il doit exister une correspondance « réel » rationnel au « tenu pour réel » conversionnel, et on peut imaginer pour fermer le carré qu’il doit se trouver une correspondance de « tenu pour vrai » à « tenu pour réel » ; et on peut penser qu’elle présentera une certaine correspondance avec celle « vrai » à « réel ». En passant, on a joué un peu avec cette affaire d’un ordre conversionnel haeccéitiste, par opposition au rationnel qui ne l’est pas, jeu initialement assez formel qui pourtant avait pourtant débouché sur une nouvelle et magnifique correspondance avec les fondements même du Syndrome d’Hamlet. Je la rappelle : « Appelons « haeccéitiste » une relation ou propriété qui distingue même des indiscernables (ex: être identique à). Il semble clair que la relation rendre vrai ne peut pas être haccéitiste …une différence de vérifaction entre deux indiscernables serait entièrement inexplicable : tout le projet de fonder les vérités dans l’ontologie s’effondrerait ». Or l’événement produit la gémellité des contraires de la qualification un moment équivoques, et c’est cette gémellité qui est aliénante. Inversement, la libération consiste en la discrimination entre ces jumeaux de celui qui est vrai, ou tout au moins, tenu pour vrai, et l’autre, discrimination elle-même base de la détermination du comportement, résultant en ce que l’on appelle conventionnellement l’Etre. Ainsi du jugement de Salomon : le scénario nous enferme - avec une élégance, une économie de moyens qu’un Hitchcock ne renierait pas - dans l’impossible, dans l’irrévocable gémellité des contraires strictement équivoques devant le roi pourtant mis en demeure des différencier, ici et maintenant . De ce fait, celui-ci se trouve en un instant désemparé et à la dérive jusqu’à évoquer l’horreur primitive, le contraire de toute civilisation, trancher l’enfant ! Des mots en l’air? Oh non, il le ferait, tant cette crise identitaire doit être tranchée, il en va des fondements, de la survie même de l’ordre social. Alors face à cette absurde et dangereuse incohérence royale, miracle, c’est par l’effet du vérifacteur martyriel dont l’une des mères a actionné le mécanisme – pur appel du cœur ou bluff génial ? qui le saura jamais ?– et seulement par ce vérifacteur qu’il a été possible de discriminer celle qui est maintenant et sera à jamais tenue pour vraie. On vérifie que c’est bien sa capacité à discriminer ces contraires qui se présentent comme identiques qui a sauvé à la fois Salomon et son peuple : c’est bien grâce au « tenu pour vrai » qu’ils ont ensemble surmonté l’épreuve de l’événement terrible, qu’ils ont réussi à se maintenir en tant que Corps, c'est-à-dire à demeurer un groupe humain stable muni d’une loi de qualification commune, à se comporter humainement et donc à rester des Etre, « to be » et non « not to be ». C’est donc bien ce vérifacteur martyriel qui les a tout simplement préservés d’un retour à l’état de gang, de sauvages. Voici l’effet de libération promis par le Syndrome d’Hamlet et il est maintenant permis de penser que c’est bien cette propriété haeccéitiste qui inspire ce sentiment parce que dans l’ordre rationnel, la crise identitaire fondamentale, la discrimination la plus élémentaire et donc la plus nécessaire est simplement inopérable. Et c’est dans ce sentiment d’impuissance qu’à l’inverse, naît l’aliénation. Nous progressons donc toujours sur le bon chemin en cohérence complète depuis les fondements du Syndrome d’Hamlet, pas à pas. Et sur cette construction, la perspective ébauchée est claire et profonde, tout va bien. Toutefois, un préalable réaliste s’est rapidement imposé. Nous projetons en quelque sorte de prendre appui sur le réel pour enjamber le vide, un peu comme un rappel pendulaire espérant trouver à nous accrocher là-bas, de l’autre côté, à ce que nous espérons être une voie nouvelle, le « tenu pour réel ». Avant de savoir si cet autre côté existe, il faut se demander sur quoi on va prendre appui, au juste : il ne s’agit pas que le piton du rappel nous lâche lorsque nous serons suspendus au-dessus du vide ! Quant à refaire une théorie du réel, il est probable que nous en serons incapable et réinventer la roue ne nous fera pas gagner de temps. Mais voici que la recherche a produit un résultat, notre piton pourrait bien se trouver dans le Tractatus Logico-Philosophicus de Wittgenstein (dit le TLP), qu'il faudra peut-être inviter dans notre galerie des portraits de nos maîtres. D’abord, il traite de cette branche de notre carré du réel et du vrai, mais il le fait selon notre cœur au moins pour une bonne partie, et de façon parfois étonnamment simple; et en plus, avec la marque des pensées fortes qui atteignent leur objectif avec une telle énergie que non seulement ils repoussent notre horizon mais qu’ils ne peuvent pas s’arrêter à ce résultat, chichement, au contraire, ils nous offrent déjà un coup d’œil sur les terres au-delà de ce nouvel horizon (on l’avait déjà noté à propos de Girard, lorsqu’il atteint la limite de son ordre, le sacrificiel), et ici, comment dire? du réel au non réel? Oh, bien sûr, c’est un bref coup d’œil mais largement suffisant pour nous donner le goût de monter une expédition pour y revenir. Combien doit-on à ces marchepieds dans l’avancée de l’histoire de la pensée, généreusement offerts par ceux qui précèdent leur génération, à ceux qui après eux vivront. En tout cas, c’est donc sur ces limites que nous allons nous concentrer, puisqu'il faut dresser la carte de l’expédition. Donc pour le moment, retraite, silence et méditation
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